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La gratuité existe-t-elle

dimanche 1er septembre 2013 à 20:08:00, écrit par qwrkup et corrigé par Peuf-Peuf

Tout le monde semble savoir ce qui est gratuit. Pourtant si je souhaite distinguer ce qui est gratuit de ce qui ne l’est pas, j’ai bien du mal à faire moi-même la part des choses.
Je me pose donc la question : "gratuit, ça veut dire quoi ? qu’est-ce qui est gratuit ?"

Alors voilà, avec internet, la "gratuité" numérique a pris une grande ampleur. Nous nous sommes sans doute tous dit "waaa c’est cool, et en plus c’est gratuit" à propos d’un service sur internet.
Pour certains c’est en regardant des films ou de la musique en streaming [1], pour d’autres c’est de pouvoir jouer à des jeux multi-joueurs (ou juste mono). Certains sont juste contents de pouvoir poser des questions et d’obtenir des réponses random de la part de d’autres gens ayant encore moins de compétences qu’eux. Pouvoir ouvrir une encyclopédie truffée d’erreurs sans bouger le cul de chez soi alors qu’on pourrait consulter une encyclopédie truffée de valeurs en allant à la bibliothèque du quartier ... pour ça aussi certains s’en extasient (et je suis le premier à m’y rendre virtuellement).
Et bien tout cela a un prix, le prix de la gratuité.
Une première vidéo m’a largement inspirée cette question. La vidéo est celle de Davy Mourier : "Mon premier Album : RIEN* depuis ma naissance.". Il y exprime son incompréhension devant l’incompréhension de ceux qui l’apprécient (ou alors j’ai rien compris de travers, mais on s’en fout, le message sous-jacent de sa vidéo est intéressant quand même).
Et une seconde vidéo qui a fini d’enfoncer le clou où Usul et Dorian du 3615 Usul s’expriment lors d’une conférence à propos des vidéos sur internet (je vous ai calé la vidéo sur le moment qui m’intéresse, mais vous avez le droit de la regarder en entier, elle est très bien).

Alors voilà, le problème de la gratuité est un problème entier et complexe qui mérite d’être découpé A LA HACHE en plusieurs sous-parties, sous peine de s’y perdre rapidement.

Déjà on peut distinguer "ce qui est gratuit à faire", et "ce qui est gratuit à consommer".

PRODUCTION

Tout d’abord "ce qui est fait", donner. Là je ne parle pas des "choses que l’ont fait pour qu’elles soient gratuites". Ça serait trop facile. Le meilleur contre-exemple serait de prendre un chanteur, un peu décrépis ... disons Johnny Hallyday, qui souhaiterait offrir un concert gratuit à l’Olympia. Même si c’est notre Johnny (plus trop) national [2], l’Olympia n’est pas gratuit [3] même pour les beaux yeux du petit vieux. Ensuite il y a la sono, l’éclairage, la gestion ... tout un tas de choses que, même si J.H. était très motivé, il aurait le plus grand mal à réaliser seul et en une soirée. Il sera bien obligé à un moment donné de payer des intermittents du spectacle. Tout ça pour dire que, même si le concert est gratuit, il y a bien un moment où ça va lui coûter cher. Donc oui, il est possible de dépenser très cher pour donner gratuitement, reste à savoir ce que ça coûtera à celui qui accepte.
Donc non, là je ne parle pas de ce qui est gratuit parce qu’on dépense beaucoup d’argent, d’énergie, de temps, pour que ça le devienne. Ce cas, je l’aborderai dans la partie "consommation".

Intéressons-nous donc aux personnes qui disent donner gratuitement. Déjà, qu’est-ce que cela signifie ? Cette phrase à plusieurs sens. Disons par exemple que, donner gratuitement, c’est donner sans que ça ne coûte rien et sans recevoir en retour. Donner sans perte et sans attendre de recevoir. Par exemple, je plonge ma main dans ma poche, j’en sors un trombone que je pose sur le bord d’une fenêtre. Un trombone n’a pas de valeur intrinsèque, je l’ai posé dans un endroit random, ce qu’il deviendra ne devrait avoir aucune incidence sur moi...

Et pourtant, cette petite action aura des répercutions. Je ne serais pas impacté financièrement par la perte de ce trombone, et ma journée ne devrait en rien être impactée par cette action. Mais que se passe-t-il concrètement. Je vais, de manière spontanée, ou suggérée, réaliser une action qui sort de mon ordinaire. Bien que cette action anodine ne change rien à ma journée, elle va m’amener à me questionner [4]. Même si cela ne change rien pour moi, je peux me demander si quelqu’un verra/prendra cet objet random. Si cela changera quelque chose pour quelqu’un. Et si j’ai posé ce trombone en allant au travail, je serais curieux de constater s’il y est encore à mon retour ... Tous ces questionnements intérieurs fond que cette action n’a pas été "gratuite" pour moi. Elle m’a suscité de la curiosité, de l’inquiétude, peut-être même de grandes aspirations [5]. Non je ne peux en aucun cas dire que poser ce foutu trombone fut un acte gratuit [6]. Mais pourtant, bon nombre de mes actes tout au long de la journée ne me donnent pas autant de source de quoi que ce soit. Quand j’emprunte un ascenseur, une fois fini, je n’y pense plus, quand je pousse une porte, quand je décapuchonne un crayon ... rien de tout cela n’a d’action sur moi. Je le fais et puis c’est tout. Malheureusement, toutes ces actions ont un contre coup positif. Si j’ouvre une porte, ça me donne le droit de la franchir, pareil pour le crayon [7], je ne fais pas cela gratuitement.

Alors quelle action pourrais-je faire gratuitement ?
Peut-être une action, dont la réaction enchaînerait une autre action bénéfique pour quelqu’un d’autre. Prenons un exemple simple, je suis dans un immeuble, je me fais chier et je décide de brûler un papier journal gratuit à proximité des bouches d’aérations. Cette action complètement con, qui ne me coûte rien et que je réalise par dépits ne m’apportera rien. Supposons que la fumée déclenche l’alarme incendie de mon voisin du dessus qui est actuellement en vacances et qui est justement en train de se faire cambrioler. L’alarme faisant fuir le cambrioleur, cette action gratuite aura eu une répercussion positive pour quelqu’un d’autre. Les conséquences auraient pu être négatives, la conclusion serait la même : en faisant n’importe quoi et sans raison (sans que cela m’implique) j’ai déclenché une action dont le résultat ne fut pas négligeable pour une autre personne.

Vous allez me dire : "oui mais par exemple, les bénévoles aux restos du cœur, ils font ça gratuitement". Et bien cela est complètement faux !
Bien entendu je ne remets pas en cause leur bonne volonté, ni le fait qu’ils ne touchent pas d’argent en contrepartie. Mais réfléchissons deux secondes. D’un point de vu factuel, "des humains préparent puis servent de la nourriture à d’autres humains". Cette action est considérée comme de la restauration. Dans une grande majorité des cas, les humains qui préparent et servent de la nourriture touchent en contrepartie de leurs actions une rétribution financière. Donc ceux qui font ça sans rétribution perdent de l’argent, ce n’est pas gratuit, ils ont perdu quelque chose. Le pire c’est qu’ils en sont conscients, ils font ça sur leur temps personnel dans le but de pouvoir "aider" ceux qui n’en ont pas les moyens. Ce qui nous amène à la contrepartie non financière. Bien que ça soit vrai pour la plupart, je doute fortement que TOUT les bénévoles agissent dans le seul but d’obtenir la satisfaction d’avoir aidé son prochain. Cette satisfaction, ce sentiment d’avoir œuvré pour une juste cause n’est en rien quelque chose d’anodin et de "gratuit". C’est une action qui a de très fortes répercutions émotionnelles. Et certains bénévoles recherchent explicitement cette satisfaction intérieure.
Comme il est impossible "d’acheter" cette satisfaction, ils réalisent ce genre d’actions positives. Ainsi, ces personnes ne réalisent en aucun cas un acte gratuit, on pourrait même dire qu’ils "achètent de la satisfaction positive". Mais les autres ? Et bien oui, parmi les bénévoles, il y en a qui le font pour suivre une fille (ou un gars), pour se racheter une conscience, etc ... et je serais le premier surpris de découvrir un bénévole agissant par dépits et ignorance, sans savoir ce qu’il fait ni pourquoi il le fait ... et pourtant ce serait bien le seul qui agirait un tant soit peu gratuitement.

Au final, le seul moyen de produire quelque chose gratuitement pour les autres serait de le faire par "mégarde". J’entends par là, faire n’importe quoi sans intérêt et sans y réfléchir et surtout sans avoir rien à foutre des gens qui nous entourent, dont le résultat aurait une incidence (positive ou négative) pour d’autres personnes. Ce serait là un acte "gratuit" à mon sens.

En conclusion, faire des choses gratuitement pour les autres revient à se comporter comme un gros connard égocentrique ...
Vu comme ça vous avez vraiment envie de "donner gratuitement" ?

Ce qu’il faut surtout se dire c’est que, on ne peut pas prétendre "donner gratuitement". Car même si on essayait de ramener la notion de gratuité à la simple définition du coup en argent, on se heurte à un problème : comment considérer le paiement en nature ? Il faudrait alors accepter que tout ce qui est fait contre paiement en nature soit gratuit ?
Si je fais des heures sup et qu’on me propose de récupérer mes heures avec un coefficient supérieur à 1 (par exemple 2 : je travaille 1h et on me donne 2h de récupération), alors le travail que je réaliserais en heure sup. serait un travail gratuit ? Bien sûr que non, au final je me serais reposé plus tard, et d’avantage que si je n’avais pas fait d’heure sup.

CONSOMATION

Et que dire alors de la gratuité consommé ? Il y a plusieurs manières de consommer de la gratuité. Commençons par les exemples du réel.
Le premier est un exemple qui m’a toujours fait halluciner. On le trouve très régulièrement dans les grandes surfaces. Je veux parler du "jeu gratuit sans obligation d’achat".
Quand je lis ça, je ne peux pas m’empêcher de me poser plein de questions. Qu’est ce qui est gratuit ? Le jeu ? Le fait de jouer ? Le droit de jouer ? La participation ? Ce qu’a coûté le jeu à produire [8] ? La tête que je fais quand je me pose toutes ces questions [9] ?
Je sais pas pour vous, mais j’ai quand même l’impression qu’on me prend pour un con quand je lis ça. Les trois quarts du temps le jeu consiste à arracher l’étiquette d’une bouteille, ou bien de dévisser le bouchon, d’ouvrir l’emballage d’une saloperie pleine de sucre et de caramel, le tout dans le but de découvrir un message [10] nous informant de notre échec retentissant [11]. Et puis ça veut dire quoi "sans obligation d’achat" ? J’ai le droit de jouer sans acheter la bouteille ou la barre chocolatée ?

Alors oui, on me dira "t’a pas compris, c’est la participation qui est gratuite, c’est pas comme une tombola où tu dois acheter un billet". Nan mais les gens ! Dans une tombola tu achètes l’étiquette et ça te donne une chance de gagner. Et une tombola n’est pas un jeu gratuit sans obligation d’achat, l’achat du billet de tombola est complètement payant. Mais quand j’achète une bouteille (et son étiquette) et que je participe à une tombola ... la seule différence c’est qu’avant même de savoir si j’ai gagné, j’ai le lot de consolation : "la bouteille" [12]. Alors non, sans rire, s’il faut acheter l’étiquette de la bouteille, et qu’on obtient la bouteille par la même occasion car elles ne peuvent pas être vendues séparément, alors il y a une obviouse obligation d’achat ! Et c’est pas en jouant sur les mots que vous arriverez à me faire croire que c’est un jeu gratuit.
Maintenant, il y a aussi les jeux "gratuits" sur internet, ceux où on peut gagner des maisons de 25 étages avec 2 moteurs et des poignées de chiotte en or. Où il suffit juste de donner ses coordonnées et son mail [13]. Sauf que bon, on ne vous dit pas que vos coordonnées valent de l’or pour eux, en tout cas bien assez pour pouvoir donner une maison à un des participants. Donc, si en échange, vous avez donnez quelque chose de grande valeur, ça n’a rien de gratuit.

Car oui, l’ignorance n’est pas synonyme de gratuité. Ce n’est pas parce que vous ne savez pas que vous donnez quelque chose de valeur que pour autant c’est gratuit. Prenons le cas d’un acte officiel rédigé dans une langue que vous ne maîtrisez pas. Si vous avez entre les mains l’acte (authentique) de propriété du Tibet rédigé en Tibétain (que vous ne savez pas le lire, ça va sans dire) et que vous l’échangez contre un rouleau de PQ en pensant qu’une feuille contre une feuille vous n’allez pas y perdre ... Ce n’est pas parce que vous penserez avoir fait un échange "gratuit" que c’est le cas, surtout si celui avec qui vous faite l’échange sait lire le Tibétain.

Et en parlant de chose dont on ne maîtrise pas la valeur, retournons dans notre grande surface préférée. Lorsqu’un vendeur vous aborde pour vous faire "goûter" un morceau de quelque chose. On est certain qu’il ne fait pas ça gratuitement, mais "l’accepter" est-il un acte gratuit ? Il suffit de porter à sa bouche et d’ingérer l’élément proposé. Personne n’est dupe, tout le monde sait que cette action n’a pour seul objectif que d’inciter à acquérir l’objet goûté dans une plus grande proportion. Mais pourtant, même en sachant cela, en ayant décidé que, quelques soit le goût, l’achat ne serait pas effectué, cette acte n’a rien de gratuit pour vous !
Car, seul un connard égocentrique qui ouvre les produits d’une grande surface et qui les consomment avant de les payer [14] pourrait ingérer ce qu’on lui propose sans prendre le temps de réfléchir à ce qu’il fait [15]. Tout le problème est basé sur le sentiment de culpabilité : "j’ai goûté (ou : je vais goûter) un produit que je sais être destiné à me faire acheter, et pourtant je fais cela en sachant que je ne veux en aucun cas l’acheter. Dans ce cas, dois-je vraiment goûter ce produit". Les plus psychopathes d’entre nous [16] irons même jusqu’à se dire : "et si jamais j’aimais ça ? Que c’était bon ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? Devrais-je reconnaître publiquement mon échec à avoir tenté de mettre en place un comportement amorale ayant pour but de goûter quelque chose en sachant que je n’allais pas l’acheter et en décidant finalement de l’acheter quand même ? Serait-ce un renoncement de moi-même et un pas de plus vers le déclin inéluctable de ma raison au profit d’un consortium consumériste ?".

Ce trouble personnel a un nom, la manipulation (en tant que manipulé bien sûr). Bah oui, ce n’est rien de plus que de la manipulation, de la torture psychologique. Et le pire dans tout ça, c’est que, même en sachant que le magasin essaie de vous manipuler, si vous décidez de goûter en vous disant "Fuck la manipulation, je mange leur truc et je goûte à la joie de baiser le système" alors c’est vous qui vous faites baiser ! Mais oui bande de couillons, le but recherché était de vous faire goûter. Pour que cette dégustation soit vraiment gratuite, il faut ignorer ces stands, répondre "non merci" à la proposition. Sauf que dans ce cas ... vous ne pouvez pas en profiter. Et là encore, la gratuité n’existe tout simplement pas.

INTERNET

Et on en arrive à l’internet et la télévision. Sur internet les gens qui produisent du contenu ne le font jamais gratuitement. Comme vu dans le premier point, ça leur coûte forcément un petit quelque chose. Que ça soit du temps, de l’achat de matériel, de l’aide de d’autres personnes, il y a forcément quelques chose d’eux qui doit être investie pour produire le contenu qui va vous êtes proposé.
Bon, mais si on met de côté le coût de production et qu’on dit qu’ils le "donnent gratuitement", là encore c’est faux. Même si la personne ne cherche pas à s’enrichir, elle produit ce contenu soit pour obtenir de la notoriété (qui plus tard pourra devenir rentable), ou bien pour déclencher des émotions parmi les consommateurs de ses contenus. Que ça soit pour "provoquer" en espérant déclencher de la haine, ou pour ravir en déclenchant de l’amour.

Il y a aussi une autre catégorie de personnes. Ceux qui utilisent le service sans se rendre compte de ce qu’ils font, autrement appelés les benêts [17] qui déclenche le buzz par leur propre moyen et à l’insu de leur plein gré... Là pour le coup c’est presque "gratuit". Sauf que, quand le benêt ce rend compte de sa connerie absolue, ça lui cause beaucoup de tort au final. Ce qui ne fut donc pas gratuit pour lui.

Donc voilà, peu importe la raison qui pousse un producteur de contenu sur internet. La production n’est pas gratuite, et la diffusion l’est encore moins. Mais là où c’est encore pire, c’est pour les consommateurs de contenu.
Lorsqu’on regarde une vidéo sur internet, on le fait, soit parce qu’on aime, soit pour tout un tas d’autres raisons. Mais quelle qu’en soit la raison, même si le contenu ne nécessite pas de débourser de l’argent pour y accéder, on en revient à notre deuxième point : "ce n’est pas parce qu’on ignore la valeur de quelques chose que ça n’en a pas".
Passer du temps sur un site web a un coût et une valeur. Certains ont parfaitement compris comment rentabiliser le temps de visite de leur service (avec la publicité) et d’autres se cherchent encore. Quoi qu’il en soit, lorsque vous regardez par exemple une vidéo sur youtube, la publicité qu’on vous diffuse rapporte de l’argent à youtube, et parfois même au producteur du contenu. Donc d’une certaine manière, vous avez payé votre contenu en "temps d’attention".
Et même si l’auteur ne retire pas d’argent de votre temps d’attention, il en retirera quand même quelque chose. Ainsi, un consommateur de service ou de bien culturel sur internet ne consomme jamais "gratuitement". D’une manière ou d’une autre, et souvent même en nature, on paie tous ce qu’on consomme.

Et bien qu’il n’y ait actuellement aucune publicité sur mon site, cette article que vous venez de finir [18] est tout sauf gratuit. Moi ça m’a coûté du temps pour le faire, mais ça m’a procuré du plaisir, et vous ça vous a coûté quelques neurones que j’entends fondre d’ici ^^.

La gratuité n’existe pas, ce n’est qu’une idée marketing à la con qui a été inventé pour compenser virtuellement l’hégémonie avéré de l’argent.
Ou alors si, mais pour produire et consommer de la gratuité, il faut être un gros Connard-Mégalo-Egocentrique-Milliardaire ... et j’en ai pas très envie. Alors vous m’excuserez mais je retourne acheter des vidéos youtube gratuites.

Mais bien entendu ce n’est que mon opinion personnelle.


[1Oui ! on peut regarder de la musique en streaming. Il y en a qui le font, ils ont le droit de le faire, d’ailleurs on les a enfermés dans une chambre avec des murs en mousse, alors laissez-les tranquilles.

[2Je tiens à préciser au cas où ça ne serait pas parfaitement clair, que je ne m’intéresse pas du tout à sa musique.

[3Leur site est très mal foutu, impossible de trouver les tarifs de location de l’Olympia. Si j’étais un Neo-Milliardaire-Mégalo-Débile et que je voulais louer cette foutue salle pour y faire une partie de paint-ball ... bah je serais encore en train de chercher les tarifs à l’année. Ils n’incitent pas à y aller.

[4Ce n’est pas le cas de tout le monde, et c’est justement là où je veux en venir. N’ayez crainte j’y reviendrai plus tard.

[5Alors que McGuyver (personnage fictif que je respecte énormément) essayait de construire une bombe afin de stopper une invasion de zombies alien, il se retrouva à cours de trombone, par miracle, un inconnu (béni soit-il) a laissé un trombone au bon endroit au bon moment. Ce trombone fut salutaire pour l’humanité. Prions le Saint Trombone.

[6Note pour plus tard : penser à poser un trombone, j’aime pas les zombies alien, on sait jamais.

[7Pourquoi j’irais franchir un crayon, les gens qui bossent dans un bureau sont vraiment débiles (je bosse dans un bureau).

[8On en revient à la notion de "production de gratuité"

[9Ok, désolé, cette blague était complètement gratuite.

[10Parfois en clair : "tu as perdu retente ta chance", parfois un code qu’on tape sur internet pour pouvoir lire : "tu as perdu retente ta chance".

[11Je sais pas pour vous, mais moi je n’ai jamais gagné, peut-être parce que je me pose trop de questions ...

[12Que je vais ensuite boire pour oublier que j’ai perdu... ce qui, à défaut de me saouler, me ballonnera et me fera aussi oublier que j’ai aussi perdu.

[13OU VENDRE SON ÂME AU DIABLE (c’est comme vous préférez, c’est pareil).

[14Et dans certains cas, en ne payant que ce qui n’est pas fini de consommer sur place ... je vous jure ...

[15Un gros con je vous dis !

[16Donc moi en premier lieu.

[17"Ouais cool je vais me filmer avec ma webcam en train de me moucher dans un bol de soupe puis le boire, ça va être immonde. Mais je n’ai plus de place sur mon disque dure ... mmm je vais l’enregistrer sur ce site d’hébergement de vidéos que je ne connais pas et qui s’appelle youtube. Voyons c’est quoi cette option ? public/privé ? Ah non, je ne veux pas qu’un détective privé tombe dessus, je choisi public pour être sur que personne ne puisse la voire !"

[18Vous en avez eu bien du courage, surtout si vous avez lu toutes les notes en bas de page :P

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