L'entropie totale de l'univers ne fait que commencer

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Chronique 3 : Et merde, nous avons réussi

jeudi 12 décembre 2013 à 12:12:12, écrit par qwrkup et corrigé par Decretaire

SCENARIO

qwrkup

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qwrkup

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VobE

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Kahn
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mwyann

DISTRIBUTION générale

qwrkup
VobE
KaHa
Yotie

MUSIQUES

The Outer Limits Theme
par Mark Mancina et John Van Tongeren

Dragon Ball Z - Thème résumé
par Shunsuke Kikuchi

At Launch
par Kevin MacLeod

Harmful or Fatal
par Kevin MacLeod

Bathed in the Light
par Kevin MacLeod

Epic Unease
par Kevin MacLeod

Transition
par Vobe et qwrkup

Téléchargement : ogg | mp3 Licence Creative Commons
Téléchargement (sans résumé) : mp3

Je déclare ouvert le 42ème symposium sur l’échec critique en milieu ultra hostile.

Nous allons commencer par une conférence sur : "que faire lorsque le stabilisateur dimensionnel tombe en panne au beau milieu d’un trou noir parce que j’ai oublié d’éteindre la cafetière ?"

Voici qui conclut l’introduction aux Chroniques de l’Intemporel.
Ces 3 premières chroniques forment le pilote de l’aventure. Il y a dans ces trois épisodes l’ensemble des éléments indispensables à la construction du reste de l’histoire.
Et parce qu’il n’y a pas de grande aventure sans un grand ennemi à combattre (ou à défaut ... contre qui survivre), dans la scène finale vous découvrirez qui sera l’ennemi innommable qu’ils se sont mis à dos.

Il est vrai, ce pilote aurait pu être réalisé en 1 seul épisode de 25 minutes. Mais j’ai fait ce choix pour ne pas vous saturer d’informations dès le début.
Le background de l’aventure est plutôt dense, et je prendrai mon temps pour le parcourir. Quand au background des personnages, il y en a de plus légers que d’autres, mais tous ont une histoire, un passé (mais parmi les personnages il y en a un qui a plusieurs milliers d’années de background [1]).

Voila, maintenant vous savez tout, vous commencez à connaitre l’équipe, vous savez dans quoi ils voyagent et pourquoi, et vous allez découvrir leur ennemi ultime.

Alors trêve de blabla, et place à l’aventure !

SPOILER ZONE :

(à ne cliquer qu'en cas d'urgence après avoir écouté l'épisode).

Et voilà, en ce troisième épisode vous venez de découvrir la "grande némésis" de l'intemporel. J'ai nommé, l’univers personnifié ! Plus exactement "la conscience de l'univers".

Mais ils sont foutus me direz-vous. Effectivement, avec un tel ennemi à leurs trousses, ils devraient être mal barrés, j'en conviens. Sauf que les choses ne sont pas aussi simplistes.
Déjà il faut considérer que l'univers ne peut intervenir sur elle-même. Ça parait logique dans le fond. La conscience de l'univers est une incarnation anthropomorphique (enfin presque) de l'univers lui-même. Tout comme un humain ne peut, par sa seule volonté, inverser le sens de sa circulation sanguine, l'univers ne peut anéantir un morceau d'espace-temps où se trouvent les gêneurs.
C'est pourquoi elle a à son service une armée de sbires qui, eux, peuvent intervenir librement.

Mais avouez quand même que c'est un peu flippant de se dire que nos aventuriers sont en train de voyager (et foutre la merde) dans les entrailles de leur ennemie jurée (surtout qu'ils n'en ont pas du tout conscience).

Alors voila, sinon, avec cet épisode, on commence à placer les bases du fonctionnement de cet univers :

- Premier point : on ne "traverse" pas un trou noir, mais on "surfe sur l'horizon des événements". L'horizon des événements désigne dans un trou noir une zone bien spécifique de ce dernier. Il s'agit du "point de non retour", une fois qu'on dépasse l'horizon des événements, il n'est plus possible de faire demi-tour, on est condamné à tomber dans le trou noir pour l'éternité, happé par sa gravité infinie. Comme je souhaite quand même instaurer un semblant de crédibilité, et parce que je respecte énormément les trous noirs, alors mes aventuriers ne feront rien d'aussi absurde que d'essayer de traverser un trou noir comme des couillons.
On peut donc considérer que l'horizon des événements est la zone la plus proche du néant où tout les événements passés, présents, et futurs, qui auraient pu se produire dans l'espace qu'englobait le trou noir, se côtoient simultanément.

- Deuxième point : j'aborderai plus en détail la mécanique de voyage temporel dans un épisode dédié, mais il faut quand même retenir un point. Pour faire simple, ils entrent dans un trou noir en direction du futur ou du passé. Plus ils restent longtemps et plus ils vont vite, plus il vont loin dans la direction temporelle choisie. Dans un trou noir le temps et l'espace sont tellement comprimés qu'ils ne s'écoulent pour ainsi dire plus. Cependant, puisqu'ils voyagent sur un courant temporel compressé par le trou noir, avant que le trou noir n'existe, le courant temporel en question n'était pas compressé. Il en va de même si le trou noir devait être rebouché dans un futur hypothétique. Ainsi, il leur est impossible de voyager jusqu’à un moment temporel précédant le trou noir (ou succédant à la fin du trou noir). Au mieux, ils peuvent remonter jusqu’à l'instant précis où l'effondrement de la gravité de la singularité naissante est égale au seuil de gravité de l'horizon des événements.

C'est d'ailleurs ce dernier détail qui permet à nos aventuriers de reboucher in extremis le trou noir.
Pour résumer donc, le moment jusqu'où ils peuvent voyager qui est le plus dans le passé est le moment où le trou noir a une masse produisant une gravité égale à celle ressentie à l’horizon des événements. Pour ainsi dire, à ce moment là, le trou noir n'a lui même pas encore franchi l'horizon des événements. Il s'agit du tout dernier instant avant que sa création ne devienne irrémédiablement inéluctable.
Si je résume rapidement pourquoi un trou noir se forme : un trou noir se forme lorsque se trouve comprimé dans un espace donné une quantité de masse telle que même les particules de lumière (les photons) ne puissent en ressortir une fois arrivées au centre.
Pour empêcher que le trou noir se forme il faut donc dégazer l'étoile de sorte que le centre soit un peu moins comprimé (et donc qu'il ne s'effondre pas).

C'est pourquoi Nick ouvre un vortex ayant pour origine l'intérieur de l'étoile (remplie de gaz à très haute température à une pression démentielle), et ayant pour sortie l'extérieur de l'étoile. La différence de pression produit l'évacuation brutale des gaz au cœur de l'étoile dans son système solaire proche. Et c'est la diminution de pression qui par lien de cause à effet provoque le non effondrement du cœur de l'étoile.

Voila, c'est exactement ce qu'il fallait comprendre par "On va mettre le trou à la masse" :P

D'aucuns me répondront "ouais mais le paradoxe du grand-père tout ça, ils ont fermé le trou noir qui est la raison pour laquelle ils sont venus, donc pas de trou noir, pas d'implosion de la Terre, pas de voyage, donc trou noir, implosion, etc, wtf ?".
Et bah non, au risque de vous décevoir, j'en ai rien à foutre. En fait ce paradoxe n'existe pas. Il faut raisonner en énergie. Avant le Big Bang, quand l'univers faisait la taille d'une singularité et était très chaud, les atomes n'existaient pas. Et quand je dis très chaud c'est rien comparé aux flammes de l'enfer. Pour essayer de vous faire une image. Prenez tout ce qui existe dans l'univers tout entier, les galaxies, les étoiles, les planètes, tout. Comprimez tout ça jusqu’à ce que ça soit plus petit que la pointe de l'aiguille la plus fine de l'univers. Et imaginez que ce point est tellement chaud que s'il était sur Terre, en 17h l'intégralité du système solaire ne serait plus qu'un petit tas de cendre (17h est le temps qu'il faut, en allant à la vitesse de la lumière, pour aller de la terre à l'extrémité connue du système solaire). Bon et bien si vous arrivez à imaginer ça, dites-vous que vous êtes encore très loin de la réalité. Et donc à cette époque et dans ce point unique, tout n'était qu'énergie, il n'y avait aucun atome, aucune particule, juste des fluctuations d'énergie. Puis la singularité de notre univers à commencé à se refroidir, et telle de l'eau qui gèle, l'énergie en refroidissant s'est figée en atome. Et c'est là que tout le bordel à commencé, toute l'énergie est devenue brusquement des atomes, et on appelle ça "le Big Bang".
Alors voilà, nos aventuriers sont dans un vaisseau fait d'atomes (qui sont en fait de l'énergie si vous avez bien suivi). Avec leur moteur qui consomme de l'énergie, ils produisent une énergie cinétique pour entrer dans le trou noir, puis en sortir. Ils ont ainsi déplacé l'énergie de leurs atomes d'un espace-temps à un autre espace-temps. Dans ce nouvel espace-temps ils font en sorte que le trou noir n'existe plus. Peu importe ce qui se passera dans ce futur, ils ont, d'une certaine manière "injecté" leur énergie dans le passé. Cette énergie ne se volatilisera pas, ne disparaîtra pas sans raison. Seulement maintenant ils sont dans un univers où la Terre ne sera pas engloutie par le trou noir dans un lointain futur.
Le paradoxe du grand-père implique que le vaisseau devrait disparaître et être remplacé par du rien et sans raison. Or tout le monde sait que dans l'univers rien ne se créée et rien ne se perd, tout se transforme (quitte à se transformer en énergie). Je peux vous dire qu'après être remonté dans le temps pour sauver la Terre, il n'ont pas du tout envie de disparaître, et encore moins de se transformer en énergie.

Alors, que ça soit clair, je vous le dis franchement, j'emmerde la causalité temporelle :P


[1non, le Dr Who n’est pas l’un des personnages de mon aventure ^^"

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